Podogériatrie · Lyon & Bron

Podologie de la personne âgée

La podologie adaptée au pied qui vieillit. Notre objectif : garder des pieds sains, soignés et indolores — pour préserver la marche et l’autonomie — et prévenir les complications, sans surpromettre sur les chutes.

Rester autonome
des pieds qui ne font pas mal,
c’est continuer à marcher
Approche globale
le pied compte dans l’équilibre
et la prévention des chutes
Soin & prévention
ongles, cors, peau fragile,
plaies à éviter
En bref

À quoi sert la podologie chez la personne âgée ?

Avec l’âge, le pied devient plus fragile : peau sèche, ongles épaissis, cors, sensibilité ou circulation diminuées, déformations. La podologie de la personne âgée (ou podogériatrie) vise d’abord à garder des pieds sains et indolores — pour préserver la marche et l’autonomie — et à prévenir les complications (plaies, surtout en cas de diabète). Le pied compte aussi dans l’équilibre : il fait partie, avec la vue, les muscles et les traitements, d’une approche globale de prévention des chutes — sans qu’une semelle, à elle seule, suffise à les éviter.

Comprendre

Qu’est-ce que la podogériatrie ?

La podogériatrie est la branche de la podologie qui prend en compte les spécificités du pied qui vieillit. Au fil des années, la peau s’amincit et se dessèche, les ongles s’épaississent et deviennent difficiles à couper, le capiton plantaire qui amortit les appuis diminue, et des déformations s’installent (hallux valgus, orteils en griffe). S’y ajoutent souvent une baisse de la sensibilité et de la circulation, qui rendent le pied plus vulnérable aux plaies.

Le rôle du podologue est alors double : soigner et entretenir des pieds fragiles (ongles, cors, peau), et prévenir — éviter la plaie, repérer ce qui doit alerter, conseiller le bon chaussage, et intégrer le pied dans le maintien de la marche et de l’équilibre. Tout cela se fait en lien avec le médecin traitant, et sans sur-traiter : on agit sur ce qui gêne ou met en danger, pas sur ce qui n’a pas besoin de l’être.

Pourquoi / quand consulter

Les situations qui amènent à consulter

Quelques motifs fréquents — souvent, plusieurs se combinent :

🧴

Peau fragile & pieds secs

Sécheresse, fissures aux talons, peau fine qui se blesse facilement : hydratation et soin adaptés.

💅

Ongles épaissis ou incarnés

Ongles durs, déformés (onychogryphose) ou difficiles à couper soi-même : un soin régulier évite douleurs et plaies.

🦶

Cors & durillons

Zones d’hyperappui douloureuses qui gênent la marche ; on soulage et on cherche la cause (appui, chaussage).

🩸

Pied « à risque »

Diabète, artérite, baisse de sensibilité ou de circulation : un suivi préventif pour éviter la plaie avant qu’elle survienne.

⚖️

Équilibre & peur de tomber

Douleur, déformation ou instabilité qui modifient la marche : à évaluer dans une démarche globale (voir plus bas).

👟

Déformations & chaussage

Hallux valgus, orteils en griffe : soulager les conflits et trouver un chaussage adapté et sûr.

Pied, équilibre & chutes

La place réelle du pied dans la prévention des chutes

La chute n’a presque jamais une seule cause : la vue, la force musculaire, l’équilibre, les médicaments, l’environnement et l’état des pieds y contribuent ensemble. La prévention efficace est donc multifactorielle — le pied en est un maillon utile, pas la solution miracle.

Ce que la podologie peut apporter dans cette démarche : traiter les douleurs de pied qui modifient la marche, conseiller un chaussage stable, proposer des exercices pied-cheville et, quand c’est indiqué, des orthèses. Une semelle ne « rééquilibre » pas à elle seule ; mais lorsqu’elle agit sur l’appui plantaire, nous en vérifions l’effet objectivement sur notre plateforme de stabilométrie normée (posturographie, par un praticien titulaire d’un DIU dédié), au cas par cas et à chaque renouvellement.

→ Comment prévenir les chutes : le rôle du pied et des semelles  ·  Les semelles améliorent-elles l’équilibre ?

🔬 Ce que dit la science

Chez des personnes âgées souffrant de douleurs de pied invalidantes, une prise en charge podologique complète (soin des pieds, conseils de chaussage, exercices du pied et de la cheville, et orthèses si besoin) a réduit le nombre de chutes par rapport au soin habituel (Spink et coll., BMJ, 2011). C’est le programme global qui agit, pas un seul de ses éléments.

Pour l’équilibre, nous préférons mesurer plutôt que promettre : l’effet d’une semelle sur la stabilité est évalué objectivement sur notre plateforme de stabilométrie normée (posturographie, dans le cadre HAS, par un praticien titulaire d’un DIU de posturologie), au cas par cas et revérifié à chaque renouvellement. Le pied reste un maillon d’une prévention multifactorielle, en lien avec le médecin. Voir nos références scientifiques →

Notre bilan dédié : EQUILIBR’AGE. Pour aller au-delà des conseils généraux, nous proposons une évaluation structurée du risque de chute (~25-40 min) : force, équilibre, marche, vue, proprioception. Elle repère les mécanismes déficitaires et oriente la prise en charge, avec un compte rendu transmis à votre médecin et votre kinésithérapeute.

→ Découvrir le bilan EQUILIBR’AGE (et le réserver en ligne)

Idées reçues

« Avoir mal aux pieds, c’est l’âge » & « des semelles suffisent à éviter les chutes »

Faux : la douleur du pied n’est pas une fatalité de l’âge. Cors, ongles, déformations, appuis : la plupart des douleurs se soulagent. On ne « fait pas avec ».

Faux : « des semelles suffisent à empêcher les chutes ». La prévention des chutes est multifactorielle ; une semelle seule ne suffit pas.

Vrai : garder des pieds sains et indolores, un chaussage adapté et de la marche, c’est l’un des leviers concrets pour rester mobile et autonome.

Au cabinet

Ce que nous faisons pour les pieds fragiles

✂️

Le soin régulier

Coupe et entretien des ongles épaissis ou incarnés, soin des cors et durillons, traitement de la peau sèche : des pieds confortables, sans douleur.

🛡️

La prévention des plaies

Repérage des zones à risque, surveillance du pied diabétique ou mal vascularisé, conseils d’autosurveillance et orientation vers le médecin au bon moment.

🧦

Chaussage & orthèses

Conseils pour un chaussage stable et sûr ; semelles ou orthoplasties seulement si elles soulagent une douleur ou protègent une zone fragile.

Quand des semelles sont indiquées, elles sont remises lors d’un second rendez-vous (généralement sous 3 à 10 jours) et remboursées à 60 % sur prescription médicale. Les soins de pédicurie de confort ne sont, eux, en général pas remboursés — sauf le suivi du pied diabétique à risque, pris en charge dans un cadre de prévention sur prescription.

À ne pas laisser traîner

Les signaux qui doivent faire consulter rapidement

⚠️ Avis médical sans attendre si…

  • Une plaie du pied qui ne cicatrise pas, surtout en cas de diabète ou d’artérite.
  • Un pied (ou un orteil) chaud, rouge, gonflé, ou une plaie qui coule : possible infection.
  • Une douleur au repos ou la nuit, des orteils froids ou pâles : possible trouble circulatoire.
  • Une perte de sensibilité récente ou une difficulté nouvelle à marcher.
  • Une chute récente avec douleur persistante ou impossibilité de prendre appui.

En cas de plaie infectée chez une personne diabétique, c’est une urgence. Dans le doute, l’avis médical prime ; le podologue intervient en complément.

Questions fréquentes

Podologie de la personne âgée : vos questions

Qu’est-ce que la podologie de la personne âgée (podogériatrie) ?
C’est la podologie adaptée au pied qui vieillit. Avec l’âge, la peau s’amincit et se dessèche, les ongles s’épaississent, la sensibilité et la circulation peuvent diminuer, et des déformations apparaissent. La podogériatrie vise d’abord à garder des pieds sains et indolores pour préserver la marche et l’autonomie, à prévenir les complications (plaies, surtout en cas de diabète), et à intégrer le pied dans la prévention des chutes. Elle se fait en lien avec le médecin traitant.
À quelle fréquence une personne âgée doit-elle voir un podologue ?
Cela dépend de l’état des pieds. Pour un simple entretien, une à deux fois par an peut suffire. Mais quand les ongles sont difficiles à couper, qu’il y a des cors douloureux, une perte de sensibilité, un diabète ou une mauvaise circulation, un suivi plus rapproché (souvent tous les 1 à 3 mois) est recommandé pour prévenir les plaies. Le rythme se décide au cas par cas, après un premier bilan.
Les semelles empêchent-elles les chutes chez la personne âgée ?
Non, pas à elles seules. La chute est multifactorielle : vue, force musculaire, équilibre, médicaments, environnement et état des pieds y contribuent ensemble. Une prise en charge podologique complète (soin des pieds, conseils de chaussage, exercices et, si besoin, orthèses) a montré une réduction des chutes chez des personnes âgées ayant des douleurs de pied invalidantes (Spink et coll., BMJ, 2011). En revanche, la preuve qu’une semelle seule améliore l’équilibre reste limitée : on ne promet pas qu’une semelle empêche de tomber.
Le podologue peut-il s’occuper d’un pied diabétique chez une personne âgée ?
Oui, c’est même un rôle essentiel. Chez la personne diabétique âgée, la baisse de sensibilité et de circulation expose à des plaies qui peuvent passer inaperçues. Le podologue évalue le niveau de risque, assure un soin régulier et préventif, surveille les zones d’hyperappui, conseille le chaussage et oriente vers le médecin au moindre signe. L’objectif est d’éviter la plaie avant qu’elle survienne.
Les soins de pédicurie et les semelles sont-ils remboursés ?
Les soins de pédicurie de confort (cors, ongles) ne sont en général pas remboursés par l’Assurance maladie. Une exception existe pour le suivi du pied diabétique à risque, pris en charge dans le cadre d’un forfait de prévention, sur prescription médicale. Les semelles orthopédiques, elles, sont remboursées à 60 % du tarif de convention sur prescription, le solde pouvant être pris en charge par la complémentaire santé.
Comment se déroule une première consultation pour une personne âgée ?
Le bilan examine la peau et les ongles, la sensibilité et la circulation, les déformations, la marche, l’équilibre et le chaussage. Il aboutit à un soin adapté (ongles, cors, durillons), à des conseils concrets (hydratation, chaussures, autosurveillance) et, seulement si c’est utile, à des orthèses. L’idée n’est pas de tout corriger, mais de garder des pieds confortables et sûrs, et de prévenir les complications.

Prendre soin des pieds, pour rester autonome

Un bilan fait le point sur la peau, les ongles, la sensibilité, la marche et le chaussage — pour des pieds confortables, sûrs, et sans complication.

Cabinet Olagnier — 8 avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny, 69500 Bron
Tél. 04 72 37 17 31 · du lundi au vendredi 8h–19h30, samedi 8h–12h30

Page d’information à visée générale ; elle ne remplace pas un avis individuel. En présence d’un signal d’alerte (plaie qui ne cicatrise pas, pied chaud ou gonflé, douleur de repos, perte de sensibilité), consultez un médecin en priorité.