Prévention des chutes · Personne âgée

Bilan du risque de chute — EQUILIBR’AGE

Un bilan structuré pour repérer ce qui fait chuter — vue, équilibre, force, mobilité, marche — avec une mesure objective de l’équilibre sur plateforme de stabilométrie normée, pour orienter une prise en charge ciblée en lien avec votre médecin et votre kinésithérapeute.

25–40 min
la durée du bilan,
au cabinet
7 mécanismes
vue, équilibre, force, mobilité,
marche, réflexes, proprioception
Kiné + médecin
compte rendu transmis
pour une prise en charge ciblée
En bref

Un bilan structuré pour cibler ce qui fait chuter.

EQUILIBR’AGE est une évaluation du risque de chute réalisée au cabinet (~25-40 min). Elle combine un interrogatoire des facteurs de risque (fondé sur les recommandations de la HAS) et des tests reconnus — vue, équilibre, force, mobilité, marche, réflexes, proprioception. Son but : repérer quels mécanismes sont déficitaires pour orienter une rééducation ciblée, avec un compte rendu transmis à votre médecin et votre kinésithérapeute. Le score sur 17 est un outil d’orientation (en cours d’évaluation), pas une prédiction.

Pourquoi ce bilan

La chute n’a jamais une seule cause

Chez la personne âgée, la chute est la première cause d’accident de la vie courante et de perte d’autonomie. Mais elle est presque toujours multifactorielle : la vue, la force musculaire, l’équilibre, la souplesse, les réflexes, les médicaments, l’environnement et l’état des pieds y contribuent ensemble.

D’où l’idée d’EQUILIBR’AGE : plutôt qu’un avis général, identifier précisément quels mécanismes sont déficitaires chez une personne donnée — pour proposer des exercices et une prise en charge ciblés sur la bonne cause, et coordonner les bons intervenants. C’est cette logique « par mécanisme » qui donne les meilleures chances de résultat.

Ce que nous mesurons

Les 7 mécanismes explorés

Le bilan commence par un interrogatoire de 15 facteurs de risque (antécédents de chute, peur de tomber, médicaments, vue, activité physique, chaussage, douleur des pieds…), fondé sur les recommandations de la HAS. Viennent ensuite des tests reconnus, organisés par mécanisme :

👁️

Vue & dépendance visuelle

Repérer une personne qui « marche avec les yeux » : la part visuelle de l’équilibre, complétée par la posturographie.

🧭

Orientation / verticalité

Verticale de Barré (de face et de profil) : l’alignement et la perception de la verticale.

⚖️

Équilibre

Maintien en appui sur un pied (> 5 s) et stratégie d’équilibration (cheville/pied plutôt que hanche).

🤸

Mobilité

Souplesse (test de Schober) et Functional Reach Test (capacité à se pencher en avant sans perdre l’équilibre).

🦵

Force

Lever de chaise ×5, mains aux épaules : un repère simple et validé de la force des membres inférieurs.

🚶

Marche

Timed Up and Go et double tâche (marcher en parlant) : l’aisance et l’attention pendant la marche.

Réflexes & proprioception

Réflexe rotulien et, au cabinet, posturographie sur notre plateforme de stabilométrie normée (quotient de Romberg), réalisée dans le cadre d’un DIU de posturologie.

Comment ça se passe

Du bilan à la prise en charge

1
L’interrogatoire. On fait le point sur les facteurs de risque (chutes passées, peur de tomber, médicaments, vue, chaussage, douleurs des pieds…), selon les repères de la HAS.
2
Les tests, par mécanisme. Chaque test est démontré puis réalisé. Le remplissage est binaire (« oui » = physiologique, « non » = déficit) pour limiter les erreurs et la fatigue.
3
Le repérage des déficits. Les « non » pointent les mécanismes à travailler (force, équilibre, vue, marche…) — c’est le cœur de l’orientation.
4
Le compte rendu, partagé. Vous repartez avec une synthèse ; avec votre accord, elle est transmise à votre médecin et à votre kinésithérapeute pour adapter la prise en charge.

Comment lire le score sur 17 — en toute transparence

Le bilan aboutit à un score d’orientation sur 17. Soyons clairs sur ce qu’il est, et ce qu’il n’est pas : chaque test utilisé est reconnu et validé, et l’ensemble s’appuie sur les recommandations de la HAS ; la démarche a été construite avec le Gérontopôle.

En revanche, le score composite est encore en cours d’évaluation : il n’a pas de seuil prédictif établi. Il ne sert donc pas à « prédire » une chute, mais à mettre en évidence les mécanismes déficitaires et à cibler la rééducation. C’est, à nos yeux, l’usage le plus honnête et le plus utile que l’on puisse en faire.

Ce bilan est réservable directement en ligne →

Notre plateau technique

Une mesure objective de l’équilibre — et le suivi des semelles

Le pied est l’un des grands capteurs de l’équilibre : l’information plantaire renseigne en permanence le cerveau sur la position du corps. C’est pourquoi, ici, nous ne nous contentons pas d’observer l’équilibre — nous le mesurons.

📊

Plateforme de stabilométrie normée

Nous évaluons l’équilibre de façon objective et chiffrée (surface du centre de pression yeux ouverts/fermés, quotient de Romberg) sur une plateforme de force normée, dans le cadre recommandé par la HAS pour la posturographie.

🎓

Une compétence dédiée

L’examen est réalisé par un praticien titulaire d’un Diplôme inter-universitaire (DIU) de posturologie : lire et interpréter une stabilométrie ne s’improvise pas.

🔁

Semelles : un effet vérifié, pas promis

Agir sur l’appui plantaire via une semelle adaptée peut améliorer la stabilité. Plutôt que de le promettre, nous le contrôlons sur la plateforme — et à chaque renouvellement, les semelles y repassent pour vérifier le bénéfice sur l’équilibre.

Patient sur la plateforme de stabilométrie normée du cabinet lors d'un examen de posturographie
Posturographie. Mesure objective de l’équilibre sur plateforme de stabilométrie normée (centre de pression, quotient de Romberg).
Évaluation de la verticalité au laser chez un patient, mettant en évidence un défaut d'alignement postural
Verticalité au laser. Visualiser un déséquilibre postural que l’œil seul ne perçoit pas.
Patient réalisant le test d'appui sur un pied (appui unipodal) lors du bilan d'équilibre
Appui unipodal. Un repère simple et reconnu de l’équilibre, intégré au bilan.

La semelle ne « rééquilibre » pas à elle seule, et nous restons dans une logique multifactorielle. Mais lorsqu’elle agit sur l’information plantaire, l’effet doit être mesurable — c’est précisément ce que nous vérifions, au cas par cas, sur la plateforme. → Les semelles et l’équilibre : en détail

Ce que dit la science

Pourquoi évaluer le pied, l’équilibre et la marche

🔬 Les données

Chez des personnes âgées souffrant de douleurs de pied invalidantes, une prise en charge podologique complète (soin, conseils de chaussage, exercices pied-cheville et orthèses si besoin) a réduit le nombre de chutes par rapport au soin habituel (Spink, Menz et coll., BMJ, 2011). C’est le programme global et ciblé qui agit, pas un geste isolé.

Par ailleurs, plusieurs travaux montrent que la sensation plantaire, la force des orteils, la souplesse de cheville et un chaussage adapté (talon bas, semelle large, bon maintien, semelle antidérapante) sont associés à de meilleures performances d’équilibre et à un moindre risque de chute. La HAS recommande d’ailleurs une évaluation multifactorielle du risque de chute — ce que fait EQUILIBR’AGE.

Enfin, et nous y tenons : le score sur 17 d’EQUILIBR’AGE est un outil d’orientation en cours d’évaluation, fondé sur la HAS — pas un score prédictif validé. Les tests qui le composent, eux, sont reconnus. Voir nos références scientifiques →

Pour qui, et quand consulter

Quand faire ce bilan

Le bilan s’adresse à toute personne âgée qui souhaite faire le point, notamment en cas de : sensation d’être moins sûr sur ses jambes, peur de tomber, chute(s) dans l’année, baisse de l’équilibre, de la force ou de l’aisance à la marche, ou simplement à titre préventif.

⚠️ Avant le bilan, un avis médical s’impose si…

  • Vous venez de chuter avec une douleur ou une blessure, ou ne pouvez plus prendre appui.
  • Vous ressentez un malaise, des vertiges, une perte de connaissance ou des chutes brutales et répétées.
  • Une faiblesse récente, un trouble de la parole ou de la vue sont apparus.

Ces situations relèvent d’abord du médecin ; le bilan de prévention vient ensuite, en complément.

Questions fréquentes

Le bilan EQUILIBR’AGE : vos questions

Qu’est-ce que le bilan EQUILIBR’AGE ?
C’est une évaluation structurée du risque de chute, réalisée au cabinet par le podologue (environ 25 à 40 minutes). Elle associe un interrogatoire des facteurs de risque (fondé sur les recommandations de la HAS) et une série de tests reconnus explorant la vue, l’équilibre, la force, la mobilité, les réflexes, la marche et la proprioception. L’objectif n’est pas de poser un diagnostic, mais d’identifier quels mécanismes sont déficitaires pour orienter une prise en charge ciblée, en lien avec votre médecin et votre kinésithérapeute.
À qui s’adresse ce bilan ?
À toute personne âgée qui se sent moins sûre sur ses jambes, a peur de tomber, a déjà chuté dans l’année, ou constate une baisse de l’équilibre, de la force ou de l’aisance à la marche. Il est aussi utile à titre préventif, avant la survenue d’une chute. En cas de chute récente avec douleur ou blessure, consultez d’abord un médecin.
Les semelles améliorent-elles l’équilibre, et le vérifiez-vous ?
Le pied est un capteur clé de l’équilibre : agir sur l’appui et l’information plantaire avec une semelle adaptée peut améliorer la stabilité. Plutôt que de le promettre, nous le mesurons : l’effet est évalué objectivement sur notre plateforme de stabilométrie normée (posturographie, dans le cadre recommandé par la HAS), au cas par cas. À chaque renouvellement, les semelles repassent sur la plateforme pour vérifier le bénéfice sur l’équilibre. La semelle reste un élément d’une prise en charge multifactorielle, pas une solution isolée.
Le score sur 17 est-il un score scientifiquement validé ?
Non, pas encore — et nous le disons clairement. Chaque test utilisé (Timed Up and Go, appui unipodal, lever de chaise, Functional Reach, posturographie) est reconnu, et l’ensemble s’appuie sur les recommandations de la HAS. En revanche, le score composite sur 17 est un outil d’orientation, encore en cours d’évaluation : il n’a pas de seuil prédictif établi. Il sert à repérer les mécanismes déficitaires et à cibler la rééducation, pas à prédire une chute.
Que se passe-t-il après le bilan ?
Vous repartez avec un compte rendu clair. Avec votre accord, il est transmis à votre médecin traitant et à votre kinésithérapeute, pour adapter la prise en charge aux mécanismes identifiés : exercices ciblés, auto-rééducation, conseils de chaussage, et réorientation si besoin. Le bilan s’inscrit dans une démarche multidisciplinaire — c’est l’approche qui a le plus de chances d’être efficace.
Faut-il une ordonnance et est-ce remboursé ?
Le bilan est réservable directement en ligne, sans ordonnance. C’est une consultation dédiée : renseignez-vous sur le tarif (voir notre page Tarifs). Les soins de pédicurie de confort ne sont pas remboursés par l’Assurance maladie ; certaines prises en charge le sont (suivi du pied diabétique à risque, semelles orthopédiques sur prescription).
Le podologue traite-t-il les chutes tout seul ?
Non, et ce n’est pas le but. La chute est multifactorielle (vue, médicaments, force, équilibre, environnement, pieds). Le rôle du podologue est d’évaluer la part qui relève du pied, de l’équilibre et de la marche, puis de coordonner avec le médecin et le kinésithérapeute. C’est cette approche globale, et non un geste isolé, qui réduit le risque de chute.

Faire le point sur votre risque de chute

Un bilan structuré, par mécanisme, pour cibler ce qui compte et coordonner la prise en charge avec votre médecin et votre kinésithérapeute.

Cabinet Olagnier — 8 avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny, 69500 Bron
Tél. 04 72 37 17 31 · du lundi au vendredi 8h–19h30, samedi 8h–12h30

Le bilan EQUILIBR’AGE est un outil d’évaluation et d’orientation ; il ne pose pas de diagnostic et ne remplace pas un avis médical. Le score sur 17 est en cours d’évaluation (fondé sur les recommandations de la HAS) et n’a pas de valeur prédictive établie. En cas de chute avec blessure, de malaise ou de vertiges, consultez un médecin en priorité.