Vertiges & instabilité : quand consulter ? | Olagnier
Posturologie · Quand consulter

Vertiges et instabilité : quand consulter (et qui)

Distinguer un vertige — qui relève d’abord du médecin ou de l’ORL — d’une instabilité posturale, repérer les signes qui doivent alerter, et savoir où le bilan postural a (ou n’a pas) sa place.

En bref

Le vertige est d’abord une question médicale.

Un vertige vrai — la sensation que « tout tourne » — relève en premier lieu de votre médecin traitant, souvent de l’ORL (l’oreille interne est en cause dans de nombreux cas), parfois du neurologue. Une instabilité ou un déséquilibre sans rotation peut, elle, comporter une composante posturale et proprioceptive : un bilan postural peut alors compléter la prise en charge, une fois les causes médicales évaluées. Le pédicure-podologue ne pose pas de diagnostic médical et ne traite pas les vertiges : il intervient sur l’équilibre, en complément. En présence d’un signe d’alerte (voir ci-dessous), consultez sans attendre.

Signes d’alerte

Quand consulter sans attendre

🚨 Appelez le 15 (SAMU) si un vertige ou un déséquilibre s’accompagne de :

  • une difficulté à parler, une vision double ou perdue ;
  • une faiblesse ou un engourdissement d’un côté du corps (visage, bras, jambe) ;
  • une difficulté soudaine à marcher ou à tenir debout.

Ces signes peuvent évoquer un accident vasculaire cérébral : chaque minute compte.

Consultez aussi rapidement un médecin en cas de :

  • mal de tête intense et inhabituel, ou vertige après un traumatisme crânien récent ;
  • perte de connaissance, douleur dans la poitrine, palpitations ;
  • surdité brutale ou acouphènes d’apparition récente accompagnant le vertige ;
  • fièvre élevée avec raideur de la nuque ;
  • chutes répétées ou inexpliquées, en particulier après 65 ans.
La distinction clé

Vertige, instabilité, malaise : ce n’est pas la même chose

Mettre le bon mot sur ce que vous ressentez oriente vers le bon interlocuteur. Trois grandes sensations, souvent confondues :

Ce que vous ressentezCe que cela évoque souventVers qui d’abord
Vertige vrai
« tout tourne »
Oreille interne (vertige positionnel bénin, Ménière, névrite vestibulaire), plus rarement cause neurologique.Médecin traitant → ORL
Instabilité
« je tangue, je titube »
Origine multiple : appuis et proprioception, vue, muscles, médicaments, parfois neurologique.Médecin, puis bilan postural en complément
Malaise / tête qui tourne
« je vais m’évanouir »
Souvent une baisse de tension ou une cause cardiovasculaire.Médecin traitant
Pourquoi ça compte : ces sensations n’orientent ni vers les mêmes causes, ni vers les mêmes soignants. Le pédicure-podologue n’est concerné que par la composante d’équilibre de l’instabilité — et jamais avant qu’une cause médicale ait été évaluée.
Le bon parcours

Qui consulter, et dans quel ordre

1. Le médecin traitant

La porte d’entrée : il évalue, écarte les causes urgentes et vous oriente vers le bon spécialiste.

2. L’ORL

Pour les vertiges d’origine « oreille interne », les plus fréquents (dont le vertige positionnel bénin, très courant).

3. Le neurologue

Si le tableau ou l’examen l’oriente, sur demande du médecin.

4. Le podologue-posturologue

En complément, sur la composante posturale d’une instabilité — une fois le volet médical fait.

Notre place

Ce que le bilan postural peut apporter — et ses limites

Le pied est l’un des capteurs de l’équilibre : l’information qui remonte de la plante participe au maintien de la posture. Quand une instabilité comporte une part liée aux appuis ou à une dépendance excessive à la vue, un bilan postural sur plateforme permet de le mesurer objectivement (dont le test de Romberg quantifié) et d’orienter la prise en charge.

Nos limites, clairement posées : nous ne diagnostiquons pas la cause d’un vertige, nous ne remplaçons pas l’ORL ni le neurologue, et nous n’affirmons pas « corriger » l’équilibre. Nous mesurons, nous agissons sur la part posturale quand elle existe, et nous orientons dès que les données pointent vers une cause médicale. C’est un travail de complément, au service de votre médecin.
Cas particulier

Personne âgée : déséquilibre et chutes

Après 65 ans, une instabilité ou des chutes répétées justifient d’en parler au médecin traitant : les causes sont souvent multiples (vue, médicaments, tension, force musculaire, équilibre, environnement). En complément de l’avis médical, un bilan de prévention des chutes et de l’équilibre aide à repérer les facteurs sur lesquels agir, dont la composante podologique et posturale.

Questions fréquentes

Vertiges et équilibre : vos questions

Vertige et instabilité, est-ce la même chose ?
Non. Un vertige vrai est une sensation de rotation : « tout tourne » autour de vous ou en vous. Il relève d’abord d’une évaluation médicale (souvent l’oreille interne, parfois neurologique). L’instabilité, ou déséquilibre, est plutôt une impression de tanguer, de tituber, de ne pas être bien « posé » sur ses appuis, sans rotation. Les deux peuvent coexister, mais ils n’orientent pas vers les mêmes causes ni les mêmes interlocuteurs.
Qui consulter en cas de vertige ?
Votre médecin traitant est la porte d’entrée : il évalue et oriente. Un vertige d’origine « oreille interne » (comme le vertige positionnel bénin, la maladie de Ménière ou une névrite vestibulaire) relève de l’ORL. Certaines situations orientent vers un neurologue. Le pédicure-podologue n’est pas le premier interlocuteur du vertige : il intervient en complément, sur la composante d’équilibre, une fois le volet médical évalué.
Quels signes doivent faire consulter en urgence ?
Appelez le 15 (SAMU) si un vertige ou un déséquilibre s’accompagne d’un signe neurologique brutal : difficulté à parler, vision double ou perdue, faiblesse ou engourdissement d’un côté du corps, difficulté soudaine à marcher. Consultez aussi rapidement en cas de mal de tête intense et inhabituel, de traumatisme crânien récent, de perte de connaissance, de douleur dans la poitrine, de surdité brutale ou d’acouphènes récents, ou de fièvre avec raideur de la nuque.
Un podologue peut-il traiter les vertiges ?
Non. Le vertige n’est pas du ressort du pédicure-podologue, et nous ne posons pas de diagnostic médical. Notre rôle se limite à la composante posturale de l’équilibre : quand une instabilité comporte une part liée aux appuis et à la proprioception, un bilan postural peut compléter la prise en charge — mais toujours après, ou en parallèle, d’une évaluation médicale, jamais à sa place.
Quand un bilan postural est-il pertinent pour un déséquilibre ?
Lorsqu’une instabilité persiste alors que les causes médicales ont été évaluées, et qu’elle comporte une composante posturale ou proprioceptive (appuis, information plantaire, dépendance excessive à la vue). Le bilan postural sur plateforme mesure objectivement ces éléments et aide à orienter la prise en charge. Il complète l’avis médical, il ne le remplace pas.
Je fais des chutes à répétition, que dois-je faire ?
Des chutes répétées ou inexpliquées, surtout après 65 ans, justifient d’en parler à votre médecin traitant : elles peuvent avoir plusieurs causes (vue, médicaments, tension, équilibre, environnement). En complément, un bilan de prévention des chutes et de l’équilibre peut identifier les facteurs sur lesquels agir, dont la composante podologique et posturale.

Une instabilité qui persiste ? Mesurons-la

Une fois les causes médicales évaluées, le bilan postural objective la part de vos appuis et de votre équilibre — pour orienter, en complément de votre médecin.

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Tél. 04 72 37 17 31 · du lundi au vendredi 8h–19h30, samedi 8h–12h30

Cette page est fournie à titre d’information et d’orientation. Elle ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation. En cas de vertige, de déséquilibre ou de chute, adressez-vous en premier lieu à un médecin ; en présence d’un signe d’alerte, appelez le 15.