Orthèse plantaire 3D en balnéothérapie | Cabinet Olagnier
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L’orthèse plantaire imprimée en 3D en balnéothérapie : une piste en rééducation aquatique

Et si l’orthèse plantaire pouvait entrer dans l’eau ? Nous avons conçu une orthèse imprimée en 3D, hermétique à l’eau, et exploré son intérêt en rééducation aquatique. Voici ce qu’une étude pilote a montré — sans rien survendre.

En bref

Une orthèse 3D qui va dans le bassin — et un pilote qui intrigue.

En balnéothérapie, la portance de l’eau soulage le corps mais le pied y perd une partie de sa stabilité. Nous avons conçu des orthèses imprimées en 3D en TPU polyéther, hermétiques à l’eau, portées dans le bassin pendant la rééducation. Dans une étude pilote menée à l’hôpital Henry Gabrielle chez des patients parkinsoniens, on a observé une amélioration significative de la fatigabilité et de la stabilité ressenties ; tous les patients ont souhaité garder le dispositif et les kinésithérapeutes étaient très enthousiastes. Honnêtement : c’est un pilote (petits effectifs, pas de groupe contrôle, critères subjectifs) — une piste prometteuse, pas une preuve.

Le point de départ

Le pied perd ses repères dans l’eau

La balnéothérapie — la rééducation en piscine chauffée — est précieuse : la portance de l’eau allège le poids du corps, apaise la douleur et autorise des mouvements impossibles au sol.

Mais cet allègement a une contrepartie : en flottant, le pied perd une partie de ses appuis et de sa stabilité. Pour certains patients — troubles neurologiques, déficits d’équilibre — cette instabilité limite les exercices, voire empêche l’accès serein au bassin. D’où une question simple, presque jamais posée dans la littérature : et si l’on redonnait au pied une base stable et corrigée, jusque dans l’eau ?

L’innovation technique

Une orthèse imprimée en 3D, hermétique à l’eau

Une semelle orthopédique classique n’a rien à faire dans une piscine : ses matériaux absorbent l’eau, se dégradent et deviennent peu hygiéniques. Il fallait donc un dispositif pensé pour le milieu aquatique.

Le matériau

TPU polyéther

Un thermoplastique polyuréthane choisi pour sa stabilité hydrolytique : il ne se dégrade pas dans l’eau et n’absorbe pas — condition indispensable à un usage répété en bassin, propre et durable.

La fabrication

Impression 3D sur mesure

Chaque orthèse est imprimée en 3D d’après l’examen du pied — la même technologie que nos semelles sur mesure, ici mise au service d’un usage totalement nouveau.

L’usage

Portée dans le bassin

L’orthèse se glisse dans une chaussure d’eau et accompagne le patient pendant les exercices, pour stabiliser et corriger l’appui là où, d’habitude, le pied flotte sans repère.

Les résultats

Ce que le pilote a montré

Étude pilote exploratoire, 7 patients, à l’hôpital Henry Gabrielle : conception d’orthèses aquatiques sur mesure, port sur cinq séances, évaluation avant/après par questionnaires et entretiens (test de Wilcoxon).

p = 0,031
amélioration significative de la fatigabilité ressentie (patients parkinsoniens, n=6)
p = 0,031
amélioration significative de la stabilité ressentie
100 %
des patients ont souhaité garder le dispositif à la fin du protocole
  • Chez les patients parkinsoniens (n=6) : amélioration statistiquement significative de la fatigabilité et de la stabilité ressenties, et une tendance à la diminution de la douleur (p=0,063).
  • Un accueil marquant : la totalité des patients a voulu conserver l’orthèse, et les kinésithérapeutes se sont montrés très enthousiastes — un signal de terrain qui compte, même s’il n’est pas une mesure.
  • Le cas d’inclusion (n=1) : chez un patient hémiplégique très spastique, on a obtenu une correction partielle en statique mais un échec en dynamique (la spasticité empêchait une immersion verticale en sécurité). On le dit : ça n’a pas marché pour tout le monde.
La rigueur avant l’enthousiasme.
  • C’est une étude pilote exploratoire : petit effectif, pas de groupe contrôle, un seul centre.
  • Les critères sont subjectifs (questionnaires, ressenti) — pas encore des mesures biomécaniques objectives.
  • Ces résultats ouvrent une piste, ils ne la démontrent pas. Une généralisation demande des études randomisées, multicentriques, avec mesures objectives et effectifs élargis.
Ce que ça dit de notre métier

Le podologue, un maillon des équipes de rééducation

Au-delà du dispositif, ce travail illustre une conviction : la place du pédicure-podologue ne s’arrête pas à la porte du cabinet.

Cette étude est née d’un besoin de terrain, exprimé par l’équipe de masseurs-kinésithérapeutes de l’hôpital Henry Gabrielle, et menée avec eux. Elle montre qu’en apportant une compétence spécifique — ici, l’orthèse imprimée en 3D — le podologue peut enrichir une prise en charge pluridisciplinaire de rééducation, y compris dans des situations aussi exigeantes que la maladie de Parkinson. C’est cette démarche de recherche que nous poursuivons au cabinet.

Crédit : ce travail s’appuie sur le mémoire de fin d’études de Laura Sinayen — « Les orthèses plantaires en balnéothérapie : un outil en rééducation » —, que j’ai dirigé à l’Institut de Formation en Pédicurie-Podologie Rockefeller (Lyon), en collaboration avec l’équipe de masseurs-kinésithérapeutes de l’hôpital Henry Gabrielle. Publié avec l’accord de son autrice.

Questions fréquentes

Orthèse 3D et balnéothérapie : vos questions

Peut-on porter des semelles orthopédiques dans l’eau ?
Pas des semelles classiques : les matériaux habituels absorbent l’eau, se dégradent et deviennent peu hygiéniques. C’est justement l’objet de ce travail : des orthèses imprimées en 3D dans un TPU polyéther, choisi pour sa stabilité hydrolytique (il ne se dégrade pas dans l’eau) et son caractère non absorbant. Elles sont conçues pour être portées en milieu aquatique, dans une chaussure d’eau, pendant la rééducation.
À quoi sert une orthèse plantaire en balnéothérapie ?
Dans l’eau, la portance allège le corps et facilite le mouvement — mais le pied perd une partie de ses repères et de sa stabilité. L’idée explorée ici est de redonner au pied une base stable et corrigée pendant les exercices, pour améliorer la rééducation, et parfois pour permettre à des patients aujourd’hui limités d’accéder plus sereinement au bassin. C’est une piste, pas une solution universelle.
Est-il prouvé que cela améliore la rééducation ?
Non, ce n’est pas prouvé. Il s’agit d’une étude pilote exploratoire. Chez six patients parkinsoniens, on a observé une amélioration statistiquement significative de la fatigabilité et de la stabilité ressenties, une tendance sur la douleur, et un accueil très favorable — tous ont souhaité conserver le dispositif et les kinésithérapeutes étaient enthousiastes. Mais l’effectif est petit, sans groupe contrôle, et les critères sont subjectifs. Il faut des études plus robustes (mesures biomécaniques, groupe témoin, effectifs élargis) avant toute généralisation.
Est-ce une prestation proposée au cabinet ?
À ce stade, il s’agit d’un travail de recherche et d’innovation, pas d’une prestation de routine. Cette étude pilote est née d’un besoin de terrain en milieu hospitalier de rééducation. Elle illustre notre implication dans la recherche et le potentiel de notre technologie d’orthèses imprimées en 3D, au-delà de leurs usages classiques.
Qui a mené cette étude ?
C’est une étude pilote dirigée au cabinet (Jean-Marie Olagnier, tuteur de mémoire), réalisée dans le cadre du mémoire de fin d’études de Laura Sinayen (IFPP Rockefeller, Lyon), conduite avec l’équipe de masseurs-kinésithérapeutes de l’hôpital Henry Gabrielle. Publiée avec l’accord de son autrice.

Une technologie 3D qui n’a pas fini d’explorer

De la semelle de sport à l’orthèse aquatique de rééducation, notre technologie d’impression 3D ouvre des usages nouveaux — que nous documentons avec méthode.

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Tél. 04 72 37 17 31 · du lundi au vendredi 8h–19h30, samedi 8h–12h30

Cette page s’appuie sur un travail de mémoire d’initiation à la recherche (étude pilote exploratoire, faible effectif, sans groupe contrôle, critères subjectifs) : ses observations ouvrent une piste mais ne constituent pas une preuve. Elle est fournie à titre d’information, décrit un travail de recherche et non une prestation de routine, et ne garantit aucun résultat individuel. Les patients ne sont pas identifiables. Avant toute prise en charge, un avis professionnel personnalisé est recommandé.