Pathologies cutanées et d'ongles

C’ est une infection fongique causée par des champignons qui se développent dans des environnements chauds et humides.

  • Causes : Les mycoses du pied sont causées par des champignons dermatophytes, des levures ou des moisissures, qui prolifèrent dans des lieux humides.
  • Symptômes : Les symptômes incluent des démangeaisons, des rougeurs, des desquamations et parfois des cloques entre les orteils.
  • Mycose de l’ongle : Elle est beaucoup plus compliqué a traiter. Parfois confondus avec des micro traumatismes. Elle se traite sur plusieurs mois par la combinaisons des soins de pédicurie régulier et de vernis. Pour les atteintes pluri digitales un traitement oral est parfois nécessaire.
  • Prévention : Il est conseillé de garder les pieds au sec, d’éviter de porter des chaussures trop serrées, de ne pas marcher pieds nus dans des lieux publics et de bien se sécher entre les orteils.
  • Traitements: Il dure 3 semaines pour les mycoses de la peau a plusieurs mois pour celle de l’ongle.. Les mycoses d’ongle sont parfois longues a traiter mais il n’y a pas de redistance au traitement. Il faut bien faire une détersion mécanique chez le podologue tout les 2 à 3 mois associé aux traitements locaux voir généraux.

Il s’agit d’une tumeur bénigne causée par un virus de type papilloma virus qui se développe dans les cellules de la couche de malpighie.

Ce dernier est très résistant dans les espaces humides et persistant dans les endroit ou il y a de la sueur et/ou un appui important. Un état de stress peut aussi favoriser la prolifération.

Il existe deux types de verrues qui n évoluent pas de la même manière :

  • Les verrues clous sont causées par la papilloma virus de type 1 (HPV1) la verrue est alors souvent unique mais profonde  et souvent douloureuse si elle est localisée sur une zone d’appui.
  • Les verrues mosaïques sont causées par le papilloma virus de type 2 (HPV2). Celles ci sont plus superficielles donc moins douloureuse voir indolore. En revanche elles sont souvent multiples polygonales et beaucoup plus difficile a traiter.
La particularité des verrues plantaires est liée a leur localisation .En effet la verrue prolifère d’avantage en milieu humide. Le frottement et l’appui  stimule quand a eux prolifération de corne (hyperkératose) riche en cellule de carbone qui constitue un bon carburant . De plus la verrue a absolument besoin de sang pour se nourrir et la peau plantaire a ce niveau est extrêmement riche . De plus la peau plantaire est beaucoup plus épaisse que la peau du reste du corps, c’est en parti grâce a cela que nous pouvons marcher sur nos pieds. Tout ces facteurs rendent donc les verrues plantaires parfois difficiles a traiter.
Evolution:
  • Sans traitement: La verrue évolue en profondeur et en superficie. Plus on attend et plus le traitement sera long. En cas de plaie sur une verrue le virus se propage tout le long de la plaie c’est ce qu’on appelle le phénomène de Koebner. Les verrues mosaïques ont a particularité de se reproduire : chaque verrues mères donne naissance à des verrues filles puis chaque verrue fille devient elle même verrue mère ce qui peut dans certains cas entraîner l’apparition d’un champ verruqueux. Chez les jeunes individus  et en proportion minime des anticorps peuvent apparaître au bout de 9 mois permettant une guérison spontanée. 
  • Avec traitement: guérison sans séquelles plus ou moins rapide selon la typologie, le nombre et l’ancienneté de la verrue.
Traitements:
Il n’existe pas de traitement contre le papilloma virus. Le traitement consiste donc a isoler la verrue de la couche lui permettant d’avoir accès au sang et de se nourrir. Pour cela il faut brûler la verrue. il existe deux types de brûlures :
 
  • Des produits pharmaceutiques peuvent parfois fonctionner et sont souvent moins chère , vous pouvez ainsi commencer par ces solutions et consulter en cas d’échec.
  • En cabinet : brûlure par application d’une préparation pharmaceutique spécifiques contenant de l’acide, le tout sous pansement occlusif permettant une brûlure superficiel de la verrue . Ce traitement sera a renouveler jusqu’à disparition de la verrue avec un nettoyage en cabinet a réaliser tout les 15 jours. Cette solution est souvent utilisés pour des verrues mosaïques multiples.
  • Brûlure plus profonde et contrôlée a l’aide de la cryothérapie. Pour en savoir plus sur le cryothérapie cliquez ici. Cette solution nécessite un équipement spécifique et est un peu plus cher. En revanche il permet une destruction plus profonde et contrôlée et ainsi plus efficace. Cette solution est a privilégier pour un nombre restreint de verrue . Ce traitement sera renouveler toutes les 3 semaines jusqu’à disparition complète.
  • La ionophorèse permet de limiter l’hyperhidrose et le nombre de verrues en cas de champ verruqueux.

Il est important de préciser qu’il n’existe pas d’échec au traitement des verrues si les protocoles sont bien réalisés. 

Il s’agit d’un conflit douloureux entre les bords latéraux de l’ongle et les sillons péri-unguéaux.

la différence entre un ongle incarné et incrusté dépend de la conséquence résultant de ce rapport de force entre ongle et sillons:

  • soit le sillon par un processus de défense va  stimuler la production d’ hyperkératose et un cor péri unguéal peut se former c’est ce qu’on appelle les ongles incrustés. 
  • soit l’ongle pénètre les tissus (=plaie) c’est l’ongle incarné.

Dans les deux cas cela engendre une réaction inflammatoire voir infectieuse sans guérison spontanée tant que la partie d’ongle incarné (= pénétrant dans le sillon) ou incrusté n’a pas été retiré. Pour un cor peri-unguéal il faut libérer le sillons avant de retirer et soigner le cor.

Ainsi rien ne sert d’attendre, le premier réflexe consiste a faire des pansements sous antiseptiques afin de limiter l’infection avant de prendre rendez vous le plus tôt possible.

Traitements selon les  causes:

  1. Dans la grande majorité des cas un ongle incarnée résulte simplement d’une mauvaise coupe d’ongle. Un soin de pédicurie permettra de traiter l’ongle incarnée ou incruste et une bonne coupe d’ongle d’éviter la récidive.
  2. Dans les autre cas et notamment en cas de récidive ou d’ongle incarnée chroniques il faut comprendre la ou les causes cumulés pouvant favoriser le conflit malgré une bonne coupe d’ongle:
  • Les dysmorphies (=déformation d’ongle). Les déformations unguéales sont de plusieurs types, toute d’origine matricielle elle peut être responsable d’ongle incarné ou incrusté récidivant ou chronique . Selon le type de dysmorphies en causes il sera possible de les corriger durablement par des orthonyxies. Les orthonyxies sont des appareillages d’ongle au titane, de même type que les appareils dentaires l’orthonyxie permet sans absolument aucune douleur de corriger progressivement et durablement l’ongle afin que ce dernier reprenne une forme de pousse physiologique et non conflictuelle. Cliquer ici pour en savoir plus sur l’orthonyxie.
  • Les déformations d’orteils. Les déformations d’orteils peuvent favoriser un conflit entre deux orteils voisins et donc augmenter la pression entre le sillon et l’ongle. Dans ce cas la première chose a faire est d’adapter ses habitudes chaussages pour augmenter la largeur a l’avant pied. Les chaussettes de contention peuvent aussi favoriser le conflit , il existe des bas de contention ouverts en bout . Afin de protéger le sillon et de corriger cette déformation il existe des appareillages réalisés sur mesure par moulage très confortable. Il s’agit des orthoplasties. Cliquez ici pour en savoir plus.  Ce qu’il faut savoir c’est que la plupart des déformations d’orteils sont causés par un problème plus général d’appui plantaire  se compensant par des semelles orthopédiques permettant d’arrêter le processus de déformations.
  • chaussures mal adaptées : trop étroites, trop petites ou trop longues.
  • Bourrelet hypertrophique : Dans le cas de bourrelet (en dehors évidement de inflammation du bourrelet engendré par un ongle incarné). Dans ce cas l’opération est la meilleur solution car elle permettra (en plus de réalisé une matricectomie partielle) de diminuer la taille du bourrelet permettant ainsi de libérer l’ongle.
  • Plusieurs de ces traitements peuvent être réalisé conjointement en cas insuffisance du précédent, le plus efficace est de commencer par celui qui apparaît le plus logique en fonction des causes.

Les durillons (hyperkératoses plantaires) et cors (hyperkératoses péri-phalangiennes) sont des épaississements localisés de la couche superficielle de l’épiderme, caractérisés par un durcissement excessif de la couche cornée, en réponse à une pression ou friction prolongée. Les durillons se localisent principalement sur la plante du pied, tandis que les cors se développent au niveau des articulations interphalangiennes des orteils ou entre ces derniers (Richie, 2007). Cette réaction cutanée est un mécanisme de défense contre l’agression mécanique.

Causes

    • Facteurs biomécaniques : Les anomalies de la biomécanique du pied, comme l’hallux valgus, les orteils en griffe, ou un pied plat (hyperpronation), modifient la répartition des pressions plantaire, augmentant le frottement local et favorisant la formation de cors et durillons .
    • Pression mécanique excessive : La friction due à des chaussures mal ajustées, avec une semelle trop rigide ou des zones de compression, génère des pressions excesives sur certaines zones de la peau, conduisant à une hyperkératose 
    • frottement entre deux orteils ou frottement entre un orteils et la chaussure.

Traitement

Réduction de la pression mécanique : L’utilisation d’orthèses plantaires personnalisées permet de redistribuer les forces mécaniques, de soulager la pression et d’améliorer l’alignement du pied (Richie, 2007). Ces dispositifs peuvent inclure des semelles de soutien de la voûte plantaire et des inserts pour répartir les charges.Exfoliation de la peau : L’élimination de la couche cornée épaissie par des instruments de débridement, tels que des bistouris sclapels, crédot ou des produits chimiques kératolytiques (comme l’acide salicylique), permet de traiter les durillons et les cors .

Hydratation cutanée : L’application de crèmes ou de pommades ou d’autres agents hydratants contribue a entretenir un epiderme capable de mieux amortir les contrraints , reduit son inflamation et donc la prolifératoin d’hyperkératose.

Risques associés

    • Infection : Les cors et durillons puvent provoquer des fissures ou des plaies ouvertes, qui peuvent s’infecter, notamment en cas de diabète ou de neuropathie périphérique.
    • Douleur : Les durillons et cors non traités peuvent entraîner une douleur locale intense en raison de la pression excessive exercée sur les tissus sous-jacents .
    • Complications biomécaniques : Si les causes sous-jacentes, comme des déformations du pied, ne sont pas corrigées, cela peut entraîner des déséquilibres biomécaniques et des troubles plus graves, comme des douleurs articulaires ou des entorses répétées (Menz et al., 2005).
    • Ulcération : Dans les cas graves, les durilons et cors peuvent élovuer vers des ulcérations de la peau, nécessitant des soins médicaux plus complexes, surtout chez les personnes à risque dela.
  • revue de littérature par Emile Chagnaud.

Les orteils en griffe ) sont une déformation de l’avant-pied caractérisée par une flexion permanente des articulations interphalangiennes proximale et distale des orteils, entraînant une position de repli. Cela résulte généralement d’un déséquilibre musculaire, où les fléchisseurs des orteils sont plus « forts » que les extenseurs (Richie, 2007).

Causes:

    • Facteurs biomécaniques : Les anomalies posturales, telles que le pied plat (hyperpronation), la faiblesse des muscles extenseurs des orteils ou l’hypertonie des muscles fléchisseurs, contribuent à cette déformation (Menz et al., 2005).
    • Port de chaussures inadaptées : Les chaussures à talons hauts, étroites ou mal ajustées, qui augmentent la pression sur l’avant-pied, favorisent la flexion des orteils et le dévelopement de la déformation (Kilmartin et al., 2004).
    • Neuropathie périphérique : Les patients souffrant de diabète ou d’autres afections nerveuses peuvent développer des orteils en griffe en raison d’une perte de contrôle musculaire, en particulier des muscles intrinsèques du pied (Baxter et al., 2003).

Traitements :

Orthèses plantaires : L’utilisation d’orthèses sur mesure permet de corriger l’alignement des orteils et de redistribuer les forces de pression pour éviter la progression de la déformation (Richie, 2007).

Exercices de rééducation : Les exercices de renforcement musculaire pour les extenseurs des orteils et les étirements des fléchisseurs peuvent améliorer la felxibilité et prévenir l’agravation de la déformation (Menz et al., 2005).

Port de chaussures adaptées : Choisir des chaussures suffisemment larges, à talon bas et avec un bon soutien plantaire pour réduire la pression sur les orteils.Chirurgie : Dans les cas graves ou réfractaires au traitement conservateur, la chirurgie peut être nécessaire pour corriger l’alignement des orteils, avec des procédures comme la réduction des atriculations ou la fusion articulaire.

Risques associés:

    • Douleur : Les orteils en grife peuvent provoquer des douleurs localisées dues à la pression continue exercée sur les articulations et les tissus mous (Richie, 2007).
    • Escarres et infections : Les orteils déformés peuvent frotter contre l’intérieur des chaussures, entraînant des escarres, des phlyctène(ampoules)  et, dans des cas graves, des infections, en patriculier chez les personnes présentant une neuropathie périphérique (Baxter et al., 2003).
    • Complications biomécaniques : Les orteils en griffe non corrigés peuvent entraîner des déséquilibres musculaires et des troubles de la marche, pouvant provoquer des douleurs au niveau des articulations du pied et des problèmes au niveau du genou, de la hanche et du dos .
    • Ulcérations : Dans les cas avancés, la déformation peut provoquer des ulcérations de la peau dues à la pression excessive 
    • ATTENTION SI PATIENT DIABETIQUE !!
  • revue de littérature scientifique par Emile Chagnaud.

Description à venir

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Virose à coxackie qui touche les enfants entre 6 mois et 4 ans lors d’épidémie estivale . L’incubation est de 3 à 6 mois . 5 à 10 vésicules de 2 à 8 millimètres naissent sur la cavité buccale , puis laissent des érosions . Des vésicules sur une base érythémateuse apparaissent simultanément sur les mains et les faces dorsales et latérales des doigts et des pieds . Elles disparaissent entre 7 à 10 jours .

Les signes généraux sont limités à un léger décalage thermique des athralgies , des douleurs abdominales modérées.

Pathologies cutanées & ongles — vos questions, nos réponses

Mycose d'ongle qui résiste, verrue plantaire récidivante, cor douloureux, ongle incarné qui revient — ces pathologies du pied sont fréquentes, parfois bénignes en apparence, mais souvent sous-estimées ou mal traitées. Votre pédicure-podologue est le spécialiste de référence pour les diagnostiquer et les traiter.

Cette section répond aux questions les plus fréquentes, avec des réponses précises et honnêtes sur ce que la consultation podologique peut changer dans votre prise en charge.

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Le podologue : spécialiste du diagnostic et du traitement des pathologies du pied

Le pédicure-podologue est habilité au diagnostic podologique et peut prescrire et réaliser les soins relevant de sa compétence sans ordonnance médicale préalable. Pour les pathologies cutanées et unguéales du pied — mycoses, verrues, cors, ongles incarnés — il s'agit de la première consultation à envisager. En cas de lésion atypique nécessitant un avis dermatologique ou une imagerie, votre podologue vous oriente vers le spécialiste approprié.

Ne laissez pas une lésion s'aggraver par auto-traitement prolongé : une prise en charge précoce est toujours plus simple et plus rapide.

Mycoses — ongle et peau
Le podologue peut-il poser le diagnostic d'une mycose ou d'une verrue ?

Oui. Le pédicure-podologue est habilité au diagnostic podologique — il identifie cliniquement les pathologies cutanées et unguéales du pied et prescrit les soins adaptés. Cette compétence est inscrite dans le Code de la santé publique (art. L.4322-1). Il n'y a pas besoin d'aller voir un médecin avant de consulter votre podologue pour une mycose, une verrue, un cor ou un ongle incarné.

En cas de lésion atypique ou d'aspect inhabituel suggérant une autre pathologie (lésion pigmentée, lésion qui ne cicatrise pas, aspect tumoral), votre podologue vous orientera vers un dermatologue pour avis complémentaire.

Comment distinguer un ongle mycosique d'un ongle traumatisé ?

C'est l'une des confusions les plus fréquentes. Les deux peuvent provoquer un épaississement, une décoloration jaunâtre ou brunâtre et une fragilité de l'ongle.

En faveur d'une mycose : progression lente depuis le bord libre vers la matrice, aspect poudreux ou friable de l'ongle, atteinte éventuelle de plusieurs ongles ou de la peau inter-digitale, absence de traumatisme récent identifiable.

En faveur d'un traumatisme répété : décoloration plus localisée, souvent avec une zone d'hématome sous-unguéal (tache noire ou bordeaux), contexte de sport ou de chaussage étroit.

Le podologue réalise un examen clinique précis pour distinguer les deux. En cas de doute diagnostique, un prélèvement mycologique peut être demandé pour confirmation biologique — il est réalisé simplement en cabinet ou en laboratoire.

Combien de temps dure le traitement d'une mycose d'ongle ?

Le traitement est long par nature — pas parce que les médicaments sont inefficaces, mais parce que l'ongle pousse lentement : il faut 9 à 12 mois pour qu'un ongle de gros orteil se renouvelle complètement. Guérir une mycose d'ongle, c'est attendre que l'ongle sain repousse en chassant progressivement la zone atteinte.

Le protocole associe :

  • Une détersion mécanique régulière par le podologue (toutes les 6 à 8 semaines) — pour éliminer l'ongle atteint, réduire l'épaisseur et améliorer la pénétration du traitement local
  • Un traitement local par vernis antifongique appliqué à domicile selon les prescriptions
  • Un traitement oral pour les atteintes pluridigitales ou résistantes, en coordination avec le médecin traitant

La clé du succès est la régularité — arrêter le traitement dès amélioration visuelle est la première cause de rechute.

Il n'existe pas de résistance aux traitements antifongiques pour les mycoses d'ongles courantes. Un traitement qui semble échouer est le plus souvent lié à une durée insuffisante ou à une réinfection.
Les mycoses d'ongles sont-elles contagieuses pour la famille ?

Oui, le risque de transmission existe, principalement par contact indirect. Les champignons responsables survivent dans les environnements chauds et humides — sols de douche et baignoire, tapis de salle de bains, serviettes partagées.

Pendant le traitement, quelques mesures simples réduisent ce risque :

  • Ne pas partager serviettes, chaussures ni chaussons
  • Désinfecter régulièrement sols et parois de douche
  • Porter des chaussures de piscine dans les espaces collectifs humides
  • Bien sécher les pieds — en particulier entre les orteils — après chaque toilette

Si un membre de la famille présente des symptômes similaires, une consultation podologique est recommandée pour traiter simultanément les deux personnes et éviter les réinfections croisées.

Verrues plantaires
Quelle est la différence entre une verrue clou et une verrue mosaïque ?

Ce sont deux formes du papillomavirus plantaire avec des comportements cliniques très différents — et donc des stratégies de traitement distinctes.

La verrue clou (HPV1) est souvent unique, profonde, bien délimitée, avec un noyau central bien visible sous la corne. Elle est particulièrement douloureuse à la pression directe — comme marcher sur un caillou — mais peu douloureuse à la pression latérale. Elle répond généralement bien aux traitements locaux ou à la cryothérapie professionnelle.

La verrue mosaïque (HPV2) est plus superficielle, donc moins douloureuse, mais elle est multiple, polygonale, et elle se reproduit : chaque verrue mère génère des verrues filles, qui deviennent à leur tour des verrues mères. C'est cette dynamique de multiplication qui rend les formes mosaïques nettement plus difficiles à éradiquer et qui nécessite souvent plusieurs séances.

Plus une verrue est prise en charge tôt, plus le traitement est simple et rapide. Attendre permet à la verrue de s'étendre en profondeur et en superficie.
Peut-on traiter les verrues plantaires soi-même avec des produits de pharmacie ?

Les traitements en vente libre — produits kératolytiques à base d'acide salicylique, cônes de cryothérapie à usage domestique — peuvent être efficaces sur des verrues jeunes, peu étendues et superficielles. Ils constituent un premier recours raisonnable.

En revanche, leur efficacité est souvent insuffisante sur :

  • Les verrues profondes ou présentes depuis plusieurs mois à plusieurs années
  • Les verrues mosaïques étendues avec de nombreuses lésions
  • Les lésions sur peau très épaisse (talon, plante de pied) où la pénétration du produit est limitée

Un automédication prolongée sans résultat retarde une prise en charge plus adaptée et peut permettre à la verrue de s'étendre. La consultation podologique permet d'évaluer précisément le type de lésion et de choisir le traitement le plus efficace : cryothérapie professionnelle (plus puissante que les produits grand public), détersion mécanique, ionophorèse ou laser selon l'indication.

Pourquoi ne faut-il pas couper ou blesser une verrue ?

En coupant ou en grattant une verrue, vous risquez de déclencher ce que les dermatologues appellent le phénomène de Koebner : le papillomavirus, libéré par la plaie, peut se propager dans la zone traumatisée et créer de nouvelles lésions en ligne ou en plaque — transformant une verrue unique en plusieurs lésions.

C'est aussi pour cette raison que les soins de verrues doivent être réalisés avec précision, en contrôlant exactement la zone traitée et en protégeant la peau saine environnante. Si une verrue saigne spontanément ou après un traumatisme, désinfectez la zone et consultez rapidement.

Cors, durillons & ongles incarnés
Quelle différence entre un cor et un durillon ?

Les deux sont des hyperkératoses — des épaississements de la peau en réponse à une pression ou une friction répétée — mais leur aspect et leur douleur diffèrent.

Le durillon est une plaque large, diffuse, de peau épaissie et jaunâtre, généralement indolore ou peu douloureuse, localisée sur les zones d'appui (avant-pied, talon). Il répond bien à la détersion mécanique régulière et à une bonne hydratation.

Le cor (ou œil-de-perdrix) est une lésion plus petite, circulaire, avec un noyau central dur qui s'enfonce en profondeur — c'est ce noyau qui appuie sur les terminaisons nerveuses et rend le cor douloureux à la pression directe. Entre les orteils, le frottement avec l'humidité crée le cor mou, particulièrement douloureux.

Dans les deux cas, la détersion mécanique par le podologue soulage immédiatement. Mais sans correction de la cause — chaussage inadapté, appui excessif, déformation des orteils — les lésions récidivent. Le podologue évalue la cause et propose si besoin une correction par orthoplastie ou semelle.

Mon ongle incarné revient régulièrement : que puis-je faire ?

Un ongle incarné récidivant indique qu'il existe une cause structurale non corrigée. Les plus fréquentes sont :

  • Une courbure transversale excessive de l'ongle (ongle trop convexe)
  • Une technique de coupe incorrecte — couper les coins en arrondi est la cause la plus fréquente de récidive
  • Un chaussage trop étroit qui comprime l'ongle latéralement
  • Une déformation de l'orteil (hallux valgus) qui modifie la pression sur le bord unguéal

Le podologue évalue la cause et propose selon le cas :

  • L'orthonyxie — redressement progressif et indolore de l'ongle par attelle élastique, sans chirurgie
  • La correction de la technique de coupe — l'ongle doit être coupé droit, sans arrondir les coins
  • Des conseils de chaussage adaptés
  • Une discussion sur une indication chirurgicale si les récidives sont très fréquentes malgré un traitement bien conduit — une matriçectomie partielle supprime définitivement le bord récidivant
Ne jamais tenter de « libérer » soi-même un ongle incarné avec des ciseaux ou un cure-ongles — le risque d'aggravation et d'infection est réel, surtout chez les personnes diabétiques ou aux artères fragilisées.
Signes d'alerte & aspects pratiques
Y a-t-il des signes qui doivent m'inquiéter sur une lésion d'ongle ou de peau du pied ?

La grande majorité des lésions cutanées et unguéales du pied sont bénignes. Mais certains signes méritent une attention particulière et une consultation rapide :

  • Une bande pigmentée longitudinale sur l'ongle qui s'élargit, change de couleur ou s'accompagne d'une pigmentation de la peau environnante (signe de Hutchinson) — peut rarement évoquer un mélanome sous-unguéal, à ne pas manquer
  • Une lésion cutanée qui ne cicatrise pas après 3 à 4 semaines sans raison apparente
  • Une lésion qui saigne spontanément ou qui change rapidement d'aspect, de taille ou de couleur
  • Une lymphangite (traînée rouge remontant depuis une plaie vers la cheville ou la jambe) — signe d'infection bactérienne propagée nécessitant une consultation médicale urgente
  • Toute lésion douloureuse chez une personne diabétique — le risque de complications est plus élevé et la prise en charge doit être rapide
Si vous observez l'un de ces signes, consultez votre podologue ou votre médecin rapidement. Pour la lymphangite ou une infection avec fièvre, consultez en urgence.
Les soins de pédicurie cutanée sont-ils remboursés ?

La prise en charge dépend du contexte clinique et du statut du patient.

Pour les patients diabétiques : les soins podologiques sont remboursés par l'Assurance Maladie dans le cadre du programme de soins pour les grades de risque 2 et 3 (prescrit par le médecin traitant ou l'endocrinologue). C'est un dispositif important qui permet un suivi régulier pour prévenir les complications du pied diabétique.

Pour la population générale : les soins de pédicurie médicale — traitement de cors, verrues, mycoses, ongles incarnés — sont à la charge du patient, sans remboursement Assurance Maladie pour les personnes hors dispositif spécifique. Les mutuelles et complémentaires santé peuvent en prendre en charge une partie selon votre contrat.

Nos podologues vous renseignent sur les modalités de prise en charge lors de la consultation.

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Le cabinet Olagnier, situé 8 avenue Maréchal de Lattre de Tassigny à Bron, à 10 minutes de Lyon, Lyon 8, Saint-Priest et Chassieu, prend en charge l'ensemble des pathologies cutanées et unguéales du pied : mycoses d'ongles, verrues plantaires (cryothérapie, ionophorèse), cors et durillons, ongles incarnés et orthonyxie.

Nos 6 pédicures-podologues conventionnés, diplômés d'État, diagnostiquent et traitent ces pathologies directement — sans ordonnance préalable. Les patients diabétiques bénéficient d'un programme de soins podologiques remboursé. Consultations sur rendez-vous au 04 72 37 17 31.